Beauté sans cruaute
C’est un sujet plutôt complexe que celui des tests effectués sur les animaux pour la fabrication de cosmétiques et de produits d’hygiène.
TOUTES les NOUVELLES substances chimiques, INDEPENDAMMENT de l’usage qu’il en sera fait, sont soumises à des tests sur les animaux. Prenons par exemple le LD50, qui, selon l’usage prévu des produits qui en contiennent, seront soumis à des tests spécifiques ULTERIEURS. (voir glossaire).
La grande majorité des produit finis, NE SONT PAS testés sur les animaux ceci n’étant pas une obligation légale et peu de fabricants seraient prêts à gaspiller leur argent dans des essais pour l’obtention de résultats sans grande importance scientifique. Font exception certaines multinationales qui déclarent également tester les produits finis afin de garantir une sécurité maximale pour le consommateur. En fait, cette pratique sert uniquement à obtenir des données supplémentaires concernant la toxicité de leurs produits afin de pouvoir en tirer parti pour leur défense, lors de plaintes déposées par des consommateurs lésés.
C’est en 1976 que la Positive List a été définie. Cette dernière, concerne les substances considérées, à ce moment, comme sûres. Tous les nouveaux ingrédients faisant partie de la composition des produits cosmétiques depuis 1976, doivent, selon la loi être testés sur les animaux, ce qui oblige les fabricants desdits produits à achever ou sous traiter ces tests.
Certaines expériences telles que le tristement célèbre Draize Test, ou les expérimentations sur la phototoxicité sont spécifiques à la fabrication des cosmétiques. D’autres, (le LD50 par exemple) sont par contre effectués pour toutes les substances chimiques, abstraction faite de l’usage qui en sera fait.
Malheureusement, tous les ingrédients introduits avant 1976 ont été testés sur les animaux. De ce fait, si l’on veut consommer de façon responsable, on devrait préférer les produits plus « anciens » au plus « nouveaux », carles « anciens » contiendraient des substances, qui, pour être mises sur le marché ont nécessité, par la passé, l’utilisation de pas mal d’animaux de laboratoire.
TOUTES les NOUVELLES substances chimiques, INDEPENDAMMENT de l’usage qu’il en sera fait, sont soumises à des tests sur les animaux. Prenons par exemple le LD50, qui, selon l’usage prévu des produits qui en contiennent, seront soumis à des tests spécifiques ULTERIEURS. (voir glossaire).
La grande majorité des produit finis, NE SONT PAS testés sur les animaux ceci n’étant pas une obligation légale et peu de fabricants seraient prêts à gaspiller leur argent dans des essais pour l’obtention de résultats sans grande importance scientifique. Font exception certaines multinationales qui déclarent également tester les produits finis afin de garantir une sécurité maximale pour le consommateur. En fait, cette pratique sert uniquement à obtenir des données supplémentaires concernant la toxicité de leurs produits afin de pouvoir en tirer parti pour leur défense, lors de plaintes déposées par des consommateurs lésés.
C’est en 1976 que la Positive List a été définie. Cette dernière, concerne les substances considérées, à ce moment, comme sûres. Tous les nouveaux ingrédients faisant partie de la composition des produits cosmétiques depuis 1976, doivent, selon la loi être testés sur les animaux, ce qui oblige les fabricants desdits produits à achever ou sous traiter ces tests.
Certaines expériences telles que le tristement célèbre Draize Test, ou les expérimentations sur la phototoxicité sont spécifiques à la fabrication des cosmétiques. D’autres, (le LD50 par exemple) sont par contre effectués pour toutes les substances chimiques, abstraction faite de l’usage qui en sera fait.
Malheureusement, tous les ingrédients introduits avant 1976 ont été testés sur les animaux. De ce fait, si l’on veut consommer de façon responsable, on devrait préférer les produits plus « anciens » au plus « nouveaux », carles « anciens » contiendraient des substances, qui, pour être mises sur le marché ont nécessité, par la passé, l’utilisation de pas mal d’animaux de laboratoire.
Tests et cosmétiques : l’UE progresse, mais lentement
Au bout de 16 années d’attente, le deuxième stop en matière de tests de cosmétiques sur les animaux est entré en vigueur le 11 mars 2009, après le premier qui, en 2004, avait interdit de tester les cosmétiques finis sur les animaux.
C’était en 1993, lorsque la Directive 93/35/CEE sur l’interdiction de l’emploi d’animaux pour des tests spécifiques sur les produits cosmétiques avait été proposée, mais son application avait toujours été repoussée d’année en année : chaque fois qu’elle devait entrer en vigueur, elle était repoussée de 2 ans ; et cela jusqu’en 2003, année au cours de laquelle elle avait été carrément repoussée de 6 ans. C’est donc avec surprise que nous avons appris l’entrée en vigueur effective de son interdiction, quoique partiellement, car en fait, l’expérimentation sur les animaux est admise pour 3 types de tests très invasifs.
L’interdiction totale n’entrera en vigueur qu’en 2013, sauf en cas de nouveaux ajournements.
Nous expliquons ci-après en détail ce que la Directive implique, mais attention : l’entrée en vigueur de cette directive ne signifie pas que l’on pourra dorénavant acheter n’importe quelle marque de produit d’hygiène personnelle ou de maquillage en ayant la certitude qu’aucun test spécifique n’a été pratiqué sur les animaux. Nous devons pour le moment continuer à nous référer aux marques qui adhèrent déjà volontairement et depuis longtemps au Standard Cruelty-free, et cela pour deux raisons : premièrement parce que, comme indiqué plus haut, cette directive n’est que partielle ; deuxièmement parce qu’avant que tous les pays européens ne l’adoptent et ne la mettent réellement en vigueur, il va falloir attendre encore plusieurs années.
Ce que la Directive prévoit :
Le septième amendement de la Directive Cosmétiques, approuvé en 2003, prévoit :
Phase 1 : entrée en vigueur le 11 septembre 2004
L’interdiction totale n’entrera en vigueur qu’en 2013, sauf en cas de nouveaux ajournements.
Nous expliquons ci-après en détail ce que la Directive implique, mais attention : l’entrée en vigueur de cette directive ne signifie pas que l’on pourra dorénavant acheter n’importe quelle marque de produit d’hygiène personnelle ou de maquillage en ayant la certitude qu’aucun test spécifique n’a été pratiqué sur les animaux. Nous devons pour le moment continuer à nous référer aux marques qui adhèrent déjà volontairement et depuis longtemps au Standard Cruelty-free, et cela pour deux raisons : premièrement parce que, comme indiqué plus haut, cette directive n’est que partielle ; deuxièmement parce qu’avant que tous les pays européens ne l’adoptent et ne la mettent réellement en vigueur, il va falloir attendre encore plusieurs années.
Ce que la Directive prévoit :
Le septième amendement de la Directive Cosmétiques, approuvé en 2003, prévoit :
Phase 1 : entrée en vigueur le 11 septembre 2004
- Interdiction des tests sur animaux pour les produits finis, pour tous les produits élaborés au sein de l’UE.
- Interdiction de vente de cosmétiques dont le produit fini et les ingrédients ont été testés sur les animaux à l’extérieur de l’UE dans les cas où il existe des méthodes sans animaux approuvées par l’UE.
Phase 2 : entrée en vigueur le 11 mars 2009
- Interdiction des tests sur animaux pour les ingrédients produits au sein de l’UE.
- Interdiction de vente de cosmétiques dont le produit fini et les ingrédients ont été testés sur des animaux à l’extérieur de l’UE, pour tous types de tests sauf ceux qui concernent 3 domaines spécifiques (toxicité reproductive, toxicité à doses répétées, toxicocinétique).
Phase 3 : L’interdiction des tests sur animaux est étendue aux trois domaines mentionnés
Si bien que ce n’est qu’en 2013 que l’interdiction de tous les types de tests entrera en vigueur (sauf ajournement).
Combien et quels animaux sont actuellement utilisés en Europe ?
D’après les données de 2005, il apparaît qu’en Europe plus de 5'500 animaux sont utilisés chaque année pour les tests cosmétiques. Les espèces les plus utilisées sont les cobayes, rats, souris, lapins. Les types de tests pratiqués sur ces animaux sont : irritation et sensibilité de la peau, irritation des yeux, toxicité aiguë et chronique, effets mutagènes et développement fœtal. Les pays dans lesquels la plupart des tests sont exécutés sont la France et l’Espagne. En Suisse, d’après les statistiques fournies par l’Office vétérinaire fédéral, aucun animal n’est utilisé pour de tels tests ; ce qui n’empêche cependant pas que certaines substances (testées) utilisées pour la production de cosmétiques suisses sont importées ou que des tests sont pratiqués sur demande à l’étranger. Ces tests ne seront désormais plus pratiqués (sauf pour les trois domaines cités plus haut), et les industries européennes qui les pratiquent encore devront les remplacer par des méthodes scientifiques sans animaux. Aujourd’hui, il existe déjà sur le marché un choix de 8.000 ingrédients : il n‘est donc aucunement nécessaire d’avoir recours à de nouveaux ingrédients, ce qui impliquerait de nouveaux tests sur les animaux. On peut donc très bien utiliser les 8.000 qui sont déjà disponibles. Outre l’interdiction des tests, la Directive interdit aussi la vente de produits contenant des ingrédients testés sur les animaux après le mois de mars 2009. Cela empêchera la vente de cosmétiques produits et testés à l’extérieur de l’UE, souvent fabriqués par des sociétés européennes produisant à l’extérieur de l’UE. Jusqu’à présent, le producteur pouvait encore faire ces tests s’il déclarait qu’aucune méthode sans animaux n’était disponible. Ce n’est désormais plus le cas, sauf pour les 3 domaines spécifiques mentionnés plus haut. Un pas de plus a été franchi, même si c’est avec 16 années de retard. Il est cependant important de rappeler qu’il faudra encore des années avant que la directive n’entre en vigueur, et il faudra ensuite voir quels contrôles pourront être faits pour vérifier qu’elle sera respectée. C’est en 2013, que le dernier pas sera franchi, et sa pleine application n’interviendra qu’au bout de plusieurs années de plus. La route est encore longue avant que ce tout petit secteur ne soit débarrassé de la vivisection.
Donc, pour le moment, il n’existe qu’un seul moyen pour éviter d’acheter des produits cosmétiques contribuant à l’expérimentation animale : consulter la liste des marques qui adhèrent au Standard Cruelty-free, liste que vous trouverez aisément sur internet. (www.gocrueltyfree.org).
Pour information: www.eceae.org/index.php
Glossaire:
LD50 : Test de toxicité d’une substance chimique, consistant à administrer le produit à doses progressives à des groupes d’animaux jusqu’à atteindre une quantité suffisante permettant de tuer la moitié des animaux ayant reçu le produit.
Draize Test oculaire : méthode d’évaluation de la capacité de la substance à irriter les tissus de l’humain. Celle-ci consiste en l’application de la substance dans les yeux de lapins albinos afin d’observer, à plusieurs jours d’intervalle, les lésions provoquées aux tissus oculaires.
Draize Test cutané : méthode d’évaluation de la capacité de la substance à irriter le derme humain, elle consiste en l’application du produit sur la peau épilée et griffée de l’animal (en général lapins ou cobayes) pour enfin évaluer le degré d’irritation provoqué.
Test de photosensibilité : il s’agit d’un test servant à évaluer la réaction à l’exposition à la lumière ou aux rayons UV de la peau des animaux après application de produits cosmétiques. Les animaux utilisés sont en général des lapins, des rongeurs, des rats et des souris.
Test cancérigène : Sert à vérifier si une substance est plus ou moins cancérigène.Sont en général utilisés des rongeurs auxquels on aura fait ingérer ou inhaler la substance concernée pour une période plus ou moins longue, parfois des années. Les animaux sont ensuite euthanasiés et soumis à une autopsie afin de s’assurer de la présence ou non de tumeurs dans leurs tissus.
Si bien que ce n’est qu’en 2013 que l’interdiction de tous les types de tests entrera en vigueur (sauf ajournement).
Combien et quels animaux sont actuellement utilisés en Europe ?
D’après les données de 2005, il apparaît qu’en Europe plus de 5'500 animaux sont utilisés chaque année pour les tests cosmétiques. Les espèces les plus utilisées sont les cobayes, rats, souris, lapins. Les types de tests pratiqués sur ces animaux sont : irritation et sensibilité de la peau, irritation des yeux, toxicité aiguë et chronique, effets mutagènes et développement fœtal. Les pays dans lesquels la plupart des tests sont exécutés sont la France et l’Espagne. En Suisse, d’après les statistiques fournies par l’Office vétérinaire fédéral, aucun animal n’est utilisé pour de tels tests ; ce qui n’empêche cependant pas que certaines substances (testées) utilisées pour la production de cosmétiques suisses sont importées ou que des tests sont pratiqués sur demande à l’étranger. Ces tests ne seront désormais plus pratiqués (sauf pour les trois domaines cités plus haut), et les industries européennes qui les pratiquent encore devront les remplacer par des méthodes scientifiques sans animaux. Aujourd’hui, il existe déjà sur le marché un choix de 8.000 ingrédients : il n‘est donc aucunement nécessaire d’avoir recours à de nouveaux ingrédients, ce qui impliquerait de nouveaux tests sur les animaux. On peut donc très bien utiliser les 8.000 qui sont déjà disponibles. Outre l’interdiction des tests, la Directive interdit aussi la vente de produits contenant des ingrédients testés sur les animaux après le mois de mars 2009. Cela empêchera la vente de cosmétiques produits et testés à l’extérieur de l’UE, souvent fabriqués par des sociétés européennes produisant à l’extérieur de l’UE. Jusqu’à présent, le producteur pouvait encore faire ces tests s’il déclarait qu’aucune méthode sans animaux n’était disponible. Ce n’est désormais plus le cas, sauf pour les 3 domaines spécifiques mentionnés plus haut. Un pas de plus a été franchi, même si c’est avec 16 années de retard. Il est cependant important de rappeler qu’il faudra encore des années avant que la directive n’entre en vigueur, et il faudra ensuite voir quels contrôles pourront être faits pour vérifier qu’elle sera respectée. C’est en 2013, que le dernier pas sera franchi, et sa pleine application n’interviendra qu’au bout de plusieurs années de plus. La route est encore longue avant que ce tout petit secteur ne soit débarrassé de la vivisection.
Donc, pour le moment, il n’existe qu’un seul moyen pour éviter d’acheter des produits cosmétiques contribuant à l’expérimentation animale : consulter la liste des marques qui adhèrent au Standard Cruelty-free, liste que vous trouverez aisément sur internet. (www.gocrueltyfree.org).
Pour information: www.eceae.org/index.php
Glossaire:
LD50 : Test de toxicité d’une substance chimique, consistant à administrer le produit à doses progressives à des groupes d’animaux jusqu’à atteindre une quantité suffisante permettant de tuer la moitié des animaux ayant reçu le produit.
Draize Test oculaire : méthode d’évaluation de la capacité de la substance à irriter les tissus de l’humain. Celle-ci consiste en l’application de la substance dans les yeux de lapins albinos afin d’observer, à plusieurs jours d’intervalle, les lésions provoquées aux tissus oculaires.
Draize Test cutané : méthode d’évaluation de la capacité de la substance à irriter le derme humain, elle consiste en l’application du produit sur la peau épilée et griffée de l’animal (en général lapins ou cobayes) pour enfin évaluer le degré d’irritation provoqué.
Test de photosensibilité : il s’agit d’un test servant à évaluer la réaction à l’exposition à la lumière ou aux rayons UV de la peau des animaux après application de produits cosmétiques. Les animaux utilisés sont en général des lapins, des rongeurs, des rats et des souris.
Test cancérigène : Sert à vérifier si une substance est plus ou moins cancérigène.Sont en général utilisés des rongeurs auxquels on aura fait ingérer ou inhaler la substance concernée pour une période plus ou moins longue, parfois des années. Les animaux sont ensuite euthanasiés et soumis à une autopsie afin de s’assurer de la présence ou non de tumeurs dans leurs tissus.

